Chronique scientifique : le dessalement de l'eau de mer

72% de la surface totale de la terre est recouverte d'eau, mais 97% de cette eau est salée. La répartition des 3% restant (eau douce) est très inégale : 10 pays se partagent 60% des réserves, alors que 29 autres (en Afrique et au Moyen Orient) font face à des pénuries chroniques.

Le dessalement de l'eau de mer permet notamment d'augmenter la ressource en eau douce disponible, de fournir une solution en cas de sécheresse et de faire face aux situations de pénuries et de crises.

«Le dessalement est un enjeu stratégique pour Veolia Environnement. Il représente une ressource alternative qui apporte des réponses aux besoins en eau à court et à long terme»

Antoine Frérot,
Président de Veolia Eau

Téléchargez le cahier des chroniques scientifiques "Le dessalement de l'eau de mer" (pdf - 580 ko)

Vidéo

Hervé Suty, directeur d'Anjou Recherche, Groupe Veolia Environnement répond aux questions de Pierre-Yves Maurie, rédacteur, RMTT - Veolia Transport.

Cliquez sur l'écran pour lancer la vidéo

Téléchargez le transcript.

Extraits du cahier "Le dessalement de l'eau de mer"

Les techniques de dessalement de l'eau de mer les plus utilisées

La distillation ou dessalement thermique
L'eau de mer est chauffée jusqu'à évaporation. Seules les molécules d'eau s'échappent, laissant en dépôt les sels et les autres substances. La vapeur d'eau est condensée pour obtenir de l'eau douce.

L'osmose inverse ou dessalement membranaire 
L'eau de mer est filtrée sous pression à travers une membrane. Les sels et les micro-organismes sont retenus par cette dernière. Ce procédé nécessite toutefois un traitement de l'eau en amont.

Aujourd'hui ces deux techniques se partagent sensiblement à égalité le marché mondial. Entre 1990 et 2001, le procédé d'osmose inverse est passé de 40 à 53% de part de marché. Les recherches de Veolia sont orientées vers l'osmose inverse dont les prévisions de part de marché sont de 70% (contre 20% pour le thermique et 10% pour les autres méthodes) d'ici l'horizon 2020.

Qu'est-ce qu'une membrane ?

La membrane est constituée d'une surface plane dont la perméabilité est sélective. Son objectif principal est d'éliminer le sel. Elle assure également la rétention des composants indésirables dans l'eau (micro algues, bactéries, certains virus, microorganismes, micropolluants), supprime la turbidité (eaux troubles), limite les sous-produits de désinfection et permet la production d'une eau épurée. Dans le cas de l'osmose inverse, l'élimination des éléments physico-chimiques et biologiques indésirables est quasiment totale.

Qu'est-ce que l'osmose inverse ?

L'osmose est un principe naturel. Si deux solutions aqueuses ayant une concentration saline différente, sont séparées par une membrane, l'eau passe spontanément de la solution la moins concentrée en sel à la plus concentrée.

L'osmose inverse est basée sur le principe opposé. Elle consiste à appliquer à cette eau salée une pression importante, qui nécessite une consommation énergétique élevée, pour la faire passer à travers une membrane. Au terme de l'opération, seules les molécules d'eau traversent la membrane, fournissant ainsi de l'eau douce.

Au sommaire de ce cahier chronique scientifique

  • Un enjeu stratégique, par Antoine Frérot
  • Le saviez-vous ?
  • Infos clés
  • Les objectifs de la Recherche
  • Ce qu'il faut savoir sur...
  • Zoom sur les programmes de Recherche et de Développement
  • Pour en savoir plus...