1905 : Services d'eau et espérance de vie des femmes

 

Au tournant du 20ème siècle, les nouveaux services d'eau dans les grandes agglomérations contribuent à l'augmentation de l'espérance de vie.

Une étude publiée en 1978 par deux chercheurs de Cambridge, S.H. Preston et E. Van de Walle, sur l'évolution de l'espérance de vie des femmes françaises de 1816 à 1905 dans les trois plus grandes villes (Paris, Lyon, Marseille) fait apparaître qu'elle résulte essentiellement de l'apparition de systèmes de traitement de l'eau potable et de collecte des eaux usées.

L'espérance de vie des françaises à leur naissance entre 1816 et 1905.

Source: "Urban French Mortality in the Nineteenth Century". S.H. Preston, in Population Studies (July 1978) 32, 2, 275-299.

Paris regroupait la ville de Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne.  
Lyon est dans le département du Rhône,
Marseille dans les Bouches-du-Rhône

L'amélioration se fait d'abord sentir à Lyon, où fut créée la Compagnie Générale des Eaux en 1853.
Dès 1855, la mise à disposition d'eau filtrée et purifiée en abondance contribue à la révolution hygiéniste.

En 1902, Paris était présentée à juste titre comme « la ville la plus propre du monde », grâce entre autres au doublement de son réseau d'assainissement entre 1870 et 1902.

En 1903, près de 50 ans après la création de Générale des Eaux, l'espérance de vie des femmes des grandes villes s'est considérablement améliorée.